Le taux du crédit immobilier connaît une hausse progressive. Résultat : les particuliers semblent plus enclins à contracter de nouveaux crédits qu’à procéder à une renégociation. Selon les statistiques, moins de 50% des dossiers traités concernent en effet ces renégociations de prêts immobiliers.

Une opportunité pour les banques

intro-rachat-creditLa remontée des taux se fait lentement, certes, toutefois elle progresse en continu. D’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA, la moyenne est passée de 1,55% en avril à 1,56% en mai 2017. En parallèle, la Banque de France constate une baisse remarquable des renégociations de crédits qui ont atteint les 49,6% en avril alors qu’elles représentaient encore 61,6% des volumes en janvier.

Les banques visent un peu plus les nouveaux souscripteurs que les clients qui ont déjà des crédits en cours. Cela explique la chute du volume de renégociations traitées par ces établissements. D’autant plus que de nombreux emprunteurs bénéficient d’une situation financière qui ne requiert pas forcément un regroupement de crédit.

Techniquement, les banques devraient profiter d’un volume plus important de demandes de crédit immobilier, ce qui contribue automatiquement à la redynamisation du marché. Mais la réalité semble démentir ce qui paraît être une évidence. En décembre, les encours totalisaient 33 milliards d’euros. Ils ont grimpé à 36,6 milliards en janvier mais sont redescendus à 31 milliards d’Euros en mars puis 27 milliards en avril.

Les critères qu’il ne faut pas négliger

bt_rachat_de_creditAvant de procéder à une renégociation ou un regroupement de crédit, il est important de rester vigilant sur trois critères :

  • Il est indispensable d’en être au premier tiers du délai de remboursement.
  • Un écart compris entre 0.7 et 1 point est nécessaire pour que la renégociation soit judicieuse (on parle de l’écart entre le taux renégocié et le taux actuel).
  • Une renégociation s’adresse essentiellement aux emprunteurs qui sont encore redevables d’au moins 70 000€.

Si un crédit immobilier a par exemple été souscrit à un taux de 3,30% pour une durée de 20 ans en avril 2014, il sera judicieux de le renégocier en 2017 pour bénéficier du taux moyen actuel de 1,55%. Des économies conséquentes pourront en effet être réalisées sur la durée résiduelle qui correspond à 17 ans. Même s’il faut soustraire des frais de dossiers et des indemnités de remboursement anticipé, le gain réalisé sur le long terme reste intéressant.

Le respect des trois points préalablement énumérés permet donc de décider si une renégociation de crédit s’avère encore intéressante ou non.